«Si l’armée syrienne arrive, la Turquie aura deux choix: nous laisser entrer ou nous tuer»

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Plus d’un million de Syriens se sont massés le long de la frontière turque pour fuir l’offensive sanglante menée par le régime du président Assad contre Idlib, l’ultime bastion de l’opposition syrienne. Pour l’heure, l’armée turque, engagée dans la bataille, contient les troupes de Damas au prix de lourdes pertes. En cas d’échec, le déferlement d’une gigantesque vague de réfugiés semble inéluctable.

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Antakya (Turquie), de notre envoyé spécial.– « Auparavant, nous avions déjà été bombardés, mais jamais comme cela. Cette fois, ils ont attaqué avec tous leurs moyens : l’aviation russe, l’artillerie du régime et des Iraniens. C’était l’apocalypse. » Dans la soirée du 11 février, les forces du président syrien Bachar al-Assad et de ses sponsors ont fait pleuvoir un déluge de feu sur Atarib, une ville de plusieurs dizaines de milliers d’habitants située à 25 km à l’ouest d’Alep, dans l’enclave d’Idlib, le dernier territoire encore tenu par l’opposition.