Ces revenants du Rojava qui inquiètent les services de renseignement

Par et Jacques Massey

Les services de renseignement surveillent des militants d’ultragauche ayant combattu au côté des Kurdes en Syrie. Certains d’entre eux voudraient passer à l’acte en France. Les services ont la conviction que l’homme ayant tiré à la fusée éclairante sur un hélicoptère de la gendarmerie lors de l’évacuation de Notre-Dame-des-Landes était un vétéran du Rojava.

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Depuis la petite ville de Derek (Al-Malikiyah), cinq routes poussiéreuses conduisent à la frontière entre la Syrie et la Turquie, une quinzaine de kilomètres plus au nord. À l’est, le Tigre délimite les territoires syrien et turc. Tout autour de cette agglomération peuplée de longue date par des communautés syriaques et kurdes, le paysage à peine vallonné par des champs qui modèlent l’espace ne se prête guère aux fortifications. La direction des Forces démocratiques syriennes (FDS) a toutefois décidé de défendre ce secteur stratégique du « Rojava autogéré » en faisant creuser des tunnels de protection et des caches enterrées qui seront utiles en cas d’offensive des armées d’Erdogan, comme le président turc a toujours menacé d’en lancer et qu’il anticipe en faisant régulièrement bombarder le secteur.