De la Tunisie à l'Egypte: la charia, source de quelle loi?

Tunisie, Égypte, Libye… Dans les trois pays du «printemps arabe» qui doivent écrire une constitution, la scène politique est désormais dominée par des partis pour lesquels la référence à l’islam est centrale. La charia sera-t-elle la source de la loi? Et qu’est-ce que cela signifie concrètement? La charia est-elle brandie comme l’étendard d'une indépendance culturelle ou comme un instrument d’oppression? Troisième volet de notre enquête sur l'islam politique.

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Les déclarations, fin octobre, de Moustapha Abdeljalil, chef du Conseil national de transition libyen, sur l’adoption de la chariacomme base de la législation du pays, d’abord… L’incendie des locaux du journal Charlie Hebdo, le jour où il devait sortir un numéro intitulé «charia hebdo», ensuite… La percée des partis salafistes, partisans d'une lecture rigoriste de la loi islamique, aux élections égyptiennes enfin… Quand le mot charia surgit sur la scène médiatique, c’est toujours entouré d’une odeur de soufre. Et dans une version qui caricature et brouille les contours de l’islam politique, à l’heure où les partis islamiques dominent les urnes en Tunisie, en Égypte ou au Maroc.

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