Le décès d'Elisabeth II rendrait-il le Québec orphelin de gouvernement?

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La disparition de la reine du Canada, Élisabeth II, pourrait avoir de graves répercussions sur la vie politique québécoise. Parmi elles, la dissolution de l’Assemblée nationale et la tenue d’élections générales anticipées. Le Devoir de Montréal lance le débat historique et constitutionnel avec trois universitaires : Patrick Taillon, Maxime Saint Hilaire et Julien Fournier. 

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Le roi est mort, vive le roi ! Certes, mais après, mais encore... La coutume, venue du Bas-Canada, l’ancêtre du Québec, veut que la disparition du souverain entraîne la dissolution du Parlement. Et elle pourrait s’appliquer, laisse entendre le professeur à la Faculté de droit de l’Université Laval, Patrick Taillon. « C’est une petite bombe à retardement », lance-t-il après avoir été contacté par Le Devoir. À ses yeux, le risque d’une contestation judiciaire de la légitimité du gouvernement québécois au lendemain du décès d’Élisabeth II – qui soufflera ses 93 bougies le 22 avril  – est réel. « Il me semble évident que quelqu’un va contester, soit parce qu’il est ultrarépublicain, soit parce qu’il est ultramonarchiste. Il ne faut pas non plus négliger la possibilité qu’un parti politique ait un intérêt partisan à susciter cette controverse au lendemain de la mort de la reine, signale M. Taillon. Et là, les conséquences sont graves. »