Cazeneuve : «Réorienter durablement l'Europe»

Par

Le ministre délégué aux affaires européennes juge « pour le moins surprenante » la réaction des marchés au discours de Mario Draghi, jeudi. Là où certains ont vu un refus d'engager la BCE dans de nouvelles mesures exceptionnelles pour sauver la zone euro, lui préfère entendre « préservation de l’intégrité de la zone euro ».

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

À l'Élysée, on dit Bernard Cazeneuve « très impliqué » dans la ratification du traité budgétaire qui sera soumis aux parlementaires à l'automne. Soit par un vote classique, soit sur convocation du congrès à Versailles : tout dépend de la décision du Conseil constitutionnel attendue mi-août. Les Sages diront si la France doit en passer par une révision de la Constitution pour adopter le traité négocié par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, et que François Hollande n'est parvenu qu'à compléter avec un pacte de croissance de 120 milliards d'euros. En attendant, Bernard Cazeneuve, ministre délégué aux affaires européennes et tenant du “non” en 2005, reçoit les parlementaires pour les convaincre d'adopter un texte très critiqué à la gauche du PS. Entretien.