Face à la «purge politique», les salariés hongkongais ripostent

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À Hong Kong, îlot libéral du sud de la Chine, opinions politiques et monde du travail ne vont pas de pair. Mais depuis juin, en riposte à la multiplication des licenciements de protestataires pro-démocratie, les opposants s’organisent, à travers de nouveaux syndicats et un réseau souterrain d’embauche.

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Hong Kong (Chine), correspondance.– Après des mois de mobilisation dans les rues, la contestation anti-régime a investi la sphère professionnelle de la région chinoise semi-autonome. Un syndicat de personnels hospitaliers appelle ainsi à trois jours de grève à partir de lundi 3 février pour contester la gestion politique de la pandémie de coronavirus. La revendication majeure concerne la fermeture de tous les points frontaliers avec la Chine continentale afin de contenir la propagation du 2019-nCov et de protéger les médecins et infirmiers en première ligne. Sur 175 000 employés des hôpitaux publics, plus de 15 000 viennent de rejoindre l’Alliance des employés des hôpitaux publics, un syndicat enregistré en décembre dernier. Dans son sillage, le syndicat de la compagnie de métro MTR appelle aussi à la mobilisation. Longtemps inaudibles et peu influents, les syndicats commencent à devenir un vrai canal de la contestation.