Berlin vs Athènes: dans la presse, l'euro autorise les pires propos

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Encore 5 milliards d'éco- nomies! La Grèce a annoncé de nouvelles mesures pour réduire ses déficits. Et faire plaisir à l'Allemagne, gardien du temple de l'euro. Entre les deux pays, le ton est monté. Une couverture du magazine Focus dénonçant les «fraudeurs de la famille euro» a mis le feu aux poudres.

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Semaine cruciale pour Athènes. Ce mercredi 3 mars, le premier ministre Georges Papandréou a dévoilé 5 milliards d'économies supplémentaires. Hausse de la TVA, des taxes sur le tabac et l'alcool, gel des retraites du secteur public... Autant de coupes claires destinées à calmer les attaques spéculatives des marchés guettant une éventuelle faillite. Destinées aussi à contenter l'Union européenne, qui a enjoint la Grèce à réduire drastiquement son déficit (112% de son PIB). A la clé, une possible aide financière dont les modalités pourraient être précisées vendredi, lors de la visite de Papandréou à Berlin. Angela Merkel entretient le flou: à en croire les sondages, une majorité d'Allemands est opposée à toute aide directe (80% selon une enquête parue dans le quotidien populaire Bild), tout comme les libéraux avec qui elle gouverne. Merkel semble toutefois s'être résolue à faire un geste, afin d'éviter un effet domino sur la monnaie unique.