Birmanie: le retour impossible des Rohingyas

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Alors que la mousson s’apprête à transformer en « bombe sanitaire » le camp du Bangladesh où se sont réfugiés les survivants des massacres de musulmans par l’armée birmane, la destruction systématique de leurs villages abandonnés et leur transformation en bases militaires rendent impossible tout futur rapatriement.

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Dans quelques jours, quelques semaines au plus tard, les premières pluies de la mousson vont s’abattre sur le Bangladesh. À l’est du pays, où est concentrée dans les collines de Cox Bazar la majorité des 700 000 réfugiés rohingyas chassés de Birmanie depuis août 2017, les précipitations mensuelles, pendant la saison humide, dépassent souvent 2 500 mm.