Climat: une "dirty" diplomatie?

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Aujourd'hui 10 août, une nouvelle session de préparation du sommet du climat de Copenhague en décembre s'ouvre à Bonn, en Allemagne. L'échéance de la conférence de l'ONU, rendez-vous décisif pour la lutte contre le changement climatique, fait l'objet d'une intense activité diplomatique. Pour l'essentiel, elle se déroule en coulisse. La technicité des discussions -connaissances scientifiques pointues, codes diplomatiques complexes- rend les petits Etats tributaires de l'aide de leurs partenaires. Au risque de pressions des pays industrialisés sur les plus pauvres? C'est ce que dénoncent certains négociateurs et experts interrogés par Mediapart.

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En décembre, se tiendra à Copenhague un sommet du climat historique destiné à donner une suite au protocole de Kyoto –qui fixe des objectifs de réduction d'émissions de gaz à effet de serre jusqu'en 2012. Les implications de cette négociation sont considérables: coûts industriels et économiques pour les pays industrialisés, poids sur le développement des pays pauvres et émergents... Chaque grand rendez-vous international fait se déplacer des milliers de négociateurs, de conseillers, et d'observateurs (ONG, entreprises). Quand les pays concernés en ont les moyens. Dans les mois et semaines qui viennent le calendrier est chargé: nouvelle session préparatoire à Bonn du 10 au 14 août, puis à Bangkok début octobre, et Barcelone début novembre, mini-sommet de chefs d'Etat à New York en septembre.