L'Irak m'a tuer

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Dans The Last Magazine, Michael Hastings écrit une satire percutante du journalisme américain au moment d’une de ses plus grandes défaillances : la guerre d’Irak, une forme de faillite collective qui n’atteignit pas seulement ceux qui étaient le plus prédisposés à céder aux pressions d’un gouvernement belliciste  mais des institutions servant habituellement de sentinelles aux égarements. Ce roman drôle et pertinent est aussi un requiem pour la presse papier.

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Le journalisme américain est, pour beaucoup de ceux qui exercent cette profession, une référence. Pas uniquement en raison des grandes figures tutélaires comme Bob Woodward, Seymour Hersh ou I.F. Stone, mais aussi en raison d’une certaine arrogance face aux institutions (« Nous sommes le quatrième pouvoir ! »), des longues enquêtes écrites comme des nouvelles littéraires, ou d’une croyance que le journalisme peut encore changer le monde en exposant ses travers.