L’Otan vaut plus qu’une bagarre de cour de récréation

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Échanges de noms d’oiseaux et propos furibards : l’Otan, la plus grande alliance militaire au monde, a donné le ridicule spectacle, mardi à Londres, de dirigeants divisés. Le vacarme, déclenché par les propos de Macron sur « la mort cérébrale » de l’alliance, a empêché de répondre aux questions de fond sur l’avenir d’une organisation obsolète, inutile, voire toxique.

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Il y a l’art d’enfoncer les portes ouvertes. Emmanuel Macron l’avait fait, non sans talent, il y a un mois, en déclarant dans un entretien à l’hebdomadaire britannique The Economist : « Ce qu’on est en train de vivre, c’est la mort cérébrale de l’Otan. » Il faut « clarifier maintenant quelles sont les finalités stratégiques de l’Otan », ajoutait le président français, citant à titre d’exemple : « Vous n’avez aucune coordination de la décision stratégique des États-Unis avec les partenaires de l’Otan et nous assistons à une agression menée par un autre partenaire de l’Otan, la Turquie, dans une zone où nos intérêts sont en jeu [la Syrie – ndlr], sans coordination. »