L’impasse catalane s'éternise

Par

Les indépendantistes de la CUP ont choisi dimanche de ne pas voter pour l’investiture du président sortant, Artur Mas, ce qui relance l’hypothèse d’élections anticipées en Catalogne dès mars.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Après des semaines de négociations, d’assemblées marathon et d’un vote kafkaïen le 27 décembre (1 515 voix « pour », et 1 515 voix « contre »), la CUP (pour Candidature d’unité populaire), formation anticapitaliste et favorable à l’indépendance de la Catalogne, est enfin parvenue, dimanche, à trancher la question qui lui est posée depuis septembre, et qui s’avère décisive pour l’avenir politique de la Catalogne : elle a refusé de soutenir l’investiture du conservateur Artur Mas, le président sortant de la Generalitat, ce qui rend plus probable le scénario d’élections anticipées en Catalogne dès le mois de mars.

Sur les 67 responsables désignés de la CUP qui ont participé au vote, 36 se sont prononcés pour l’abstention lors de l’investiture d’Artur Mas. « Une majorité existe pour s’engager vers l’indépendance, mais il n’y a pas de majorité pour former un consensus autour d’un candidat », a déclaré à l’issue du vote Sergi Saladié, l’un des députés régionaux de la CUP. Le 27 décembre, une assemblée plus large de la CUP, avec plus de 3 000 participants réunis dans les environs de Barcelone, n’était pas parvenue à trancher la question. La CUP avait donc convoqué ce dimanche un panel restreint d’une soixantaine de représentants, pour dépasser le blocage.