Au cœur des primaires US: la mue d’Hillary Clinton

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Comme il y a 8 ans, et comme son époux Bill il y a 24 ans, l’ex-First Lady doit se battre dans le New Hampshire pour décrocher l’investiture démocrate à la présidentielle. La nouveauté est que le contexte a changé : l’Amérique regarde désormais à gauche.

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De notre envoyé spécial dans le New Hampshire (États-Unis). – C’est dur d’être Hillary Clinton. Vraiment dur. Imaginez. Juriste brillante à Washington, elle met sa carrière en veilleuse en 1974 pour suivre son amour de Bill au fin fond de l’Arkansas, autrement dit en Corrèze (et contrairement à certains politiciens français, le couple vit vraiment sur place). Après dix-huit ans d’exil, Bill la ramène à Washington par la grande porte, lui confie une mission-suicide (mettre sur pied une assurance santé universelle), elle échoue et se rabat sur un rôle de First Lady traditionnel (pas les pièces jaunes, mais presque). Elle se retrouve ensuite humiliée devant le monde entier par une stagiaire en robe bleu foncé et, même si elle atteint le sommet historique de sa popularité quand elle oblige Bill à dormir sur le canapé du bureau ovale, cela n’est guère glorieux.