En Espagne, la recentralisation express imposée par Madrid braque les régions

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La crise sanitaire a de nouveau tendu les relations entre Madrid et Barcelone. Mais la Catalogne n’est pas la seule région à critiquer la recentralisation décidée au pied levé par le socialiste Pedro Sánchez, qui pourrait avoir du mal à prolonger l’« état d’alarme » au-delà du 10 mai.

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La lettre est adressée à Michelle Bachelet, haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme. Aux côtés d’autres célèbres détenus, dont Julian Assange, les neuf ex-dirigeants catalans, en prison depuis l’automne 2017, dénoncent le non-respect, par beaucoup d’États dont l’Espagne, des recommandations de l’ONU pour éviter des « ravages » dans les prisons à cause de l’épidémie. La Chilienne avait appelé, fin mars, à la libération urgente de certains détenus – notamment ceux « présentant un risque faible » – pour empêcher une catastrophe sanitaire dans des établissements souvent surpeuplés.