Hollande et la Syrie: les explications d’un fiasco

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Une « série de conneries », dit un conseiller. Le président français, qui se voulait en pointe dans la lutte contre le régime de Bachar al-Assad, se trouve fragilisé face au scepticisme de l'opinion et des parlementaires. Le rôle de Laurent Fabius, l'engagement de l'ancien ambassadeur sarkozyste Éric Chevallier, l'activisme impuissant de la France sont pointés.

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La scène avait un air de déjà vu. Hollande, chef de l’État et des armées, avec la gravité qui sied à ce statut, dans la salle des fêtes de l’Élysée, devant un parterre de diplomates, annonçant sa volonté d’engager la France dans une opération militaire. La première fois, c’était en janvier, pour le Mali. La seconde, c’était il y a une semaine et le président de la République annonçait que « la France est prête à punir ceux qui ont pris la décision infâme de gazer des innocents » en Syrie.