Libye: l’avant-dernière heure d’Haftar?

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Après l’échec de l’offensive du maréchal Khalifa Haftar contre la capitale libyenne, la Turquie, qui appuie le régime de Tripoli, et la Russie, qui soutient le maréchal rebelle, semblent estimer qu’il n’y a pas d’issue militaire au conflit libyen et que l’heure est venue de négocier.

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L’échec de l’offensive du maréchal Khalifa Haftar contre Tripoli annonce-t-il sa mort politique ? Ce n’est pas impossible, surtout s’il reste secrètement convaincu, contre l'analyse de ses principaux soutiens, qu'il y a toujours une solution militaire au conflit libyen. Car les alliés majeurs des deux camps – la Turquie, pour le Gouvernement d’union nationale (GNA) de Tripoli, et la Russie, pour l’Armée nationale libyenne (LNA) d’Haftar – semblent disposés à relancer le processus de paix qu’ils avaient ébauché, en vain, il y a quatre mois lors d’un « sommet » libyen à Moscou. Et que Haftar avait fait échouer en claquant la porte.