Catalogne : l'indépendantisme est aussi une mobilisation de gauche

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Loin des caricatures, les indépendantistes ne forment pas un bloc uni. Aux côtés de courants conservateurs, arc-boutés sur la défense de leurs intérêts économiques, figurent des mouvements de gauche, qui posent la question de la démocratie, du renouveau institutionnel de l’Espagne post-franquiste, et de la naissance d'une république. Il faut savoir entendre ces héritiers du mouvement des Indignés de 2011.

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Les violences policières du 1er octobre ont encore terni l’image de Mariano Rajoy et rappelé, aux yeux du monde, la lourde responsabilité du Galicien dans le fossé qui s’est creusé entre Madrid et Barcelone. Comme le relève l’éditorialiste d'El Diario Ignacio Escolar dans une chronique intitulée « En route vers le désastre », l’indépendantisme catalan atteignait péniblement 11 % de voix lors de l’entrée en fonction de Rajoy à la Moncloa, fin 2011. Six ans plus tard, les sondages les donnent à 48 %. Constat implacable.