Les «Putschtapes» contrecarrent les ambitions de Soro en Côte d'Ivoire

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Les enregistrements où l'on entend le président de l'Assemblée nationale ivoirienne proposer son aide pour appuyer le putsch avorté au Burkina Faso, et éliminer des opposants, rappelle le passé violent d'un homme proche de la France. Soro, qui veut succéder à Ouattara à la présidence de Côte d'Ivoire, voit ainsi sa brutale ascension menacée.

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« Putschtape » ou « Sorogate » : les médias ivoiriens hésitent encore sur le nom à donner au scandale d’écoutes téléphoniques qui implique Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire et ex-chef de la rébellion des Forces nouvelles. Depuis le 12 novembre 2015, l’enregistrement d’une conversation téléphonique qu’il a eue le 27 septembre avec l’ancien ministre burkinabè des affaires étrangères, Djibril Bassolé, circule via les médias et les réseaux sociaux. Trois enregistrements au total ont été diffusés (dont le dernier sur Mediapart). Le premier, le plus long est particulièrement incriminant.