En Turquie, Erdogan joue à quitte ou double

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Le vote du dimanche 7 juin pour renouveler le parlement pourrait bouleverser l’échiquier politique du pays. Si Erdogan perd, il sera confronté à une réelle opposition parlementaire. S'il gagne, il obtiendra un feu vert pour un régime taillé à sa démesure.

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De notre correspondant à Istanbul (Turquie). - 10 %. C’est le chiffre clé des élections législatives du 7 juin 2015 avec l’entrée possible au parlement turc d’un parti de gauche plurielle qui bouleverserait l’équilibre des forces politiques. Si le vote HDP (Parti démocratique des peuples) franchit le barrage des 10 % de voix exprimées, c’est au moins 50 sièges assurés sur 550 et une quatrième force à la chambre des députés d’Ankara. Si le vote reste inférieur à la barre fatidique, c’est autant de sièges pour l’AKP, le Parti de la justice et du développement au pouvoir, et la voie libre vers un régime présidentiel autoritaire.