La justice américaine dicte l'agenda mondial de la lutte contre la corruption

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L’affaire de la FIFA fait aujourd’hui grand bruit. Mais il y a eu avant elle l’énorme amende infligée à BNP Paribas, le cas Alstom ou encore l’affaire HSBC… À chaque fois, la justice américaine a trouvé de bonnes raisons de poursuivre de grands groupes étrangers, entreprise ou association. Qu’est-ce qui, dans le droit et les pratiques américaines, permet aux États-Unis de prendre les devants ?

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De notre correspondante à New York (États-Unis). - La FIFA continue de trembler. Après la série d’arrestations orchestrées par les autorités américaines en Suisse, le 27 mai dernier, Sepp Blatter a fini par démissionner. Le président de la FIFA, se disant d’abord officiellement serein, a peut-être entre-temps pris la mesure du scandale et de sa capacité de nuisance. Au même moment, le secrétaire général de l’organisation, le Français Jérôme Valcke, se retrouvait suspecté par le New York Times – citant des sources proches de l'enquête – d’avoir autorisé le versement douteux de 10 millions de dollars sur des comptes gérés par l’ex-vice-président de la FIFA, le Trinidadien Jack Warner. Ce dernier est l’une des quatorze personnes accusées de faits de corruption par les enquêteurs américains.