G7 : une réforme fiscale mondiale sur mesure pour les géants du numérique

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Présenté comme une avancée majeure contre l’évasion fiscale, l’accord du G7 sur une taxation de 15 % pour les multinationales est un moyen d’enterrer la querelle entre les États-Unis et l’Europe sur les Gafam. Cette fiscalité minimale risque de s’imposer comme une norme mondiale, au détriment des États.

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Après avoir multiplié les engagements ces derniers jours, ils ne pouvaient se dérober aux attentes. Samedi dans l’après-midi, les ministres des finances du G7 ont annoncé un accord qu’ils n’hésitent pas à qualifier « d’historique » sur la taxation des multinationales. À l’issue de leur sommet à Londres, les responsables des sept économies occidentales (États-Unis, Canada, Allemagne, France, Italie, Grande-Bretagne et Japon) se sont entendus pour engager un projet de réforme de la fiscalité mondiale visant à fixer un taux d’impôt minimal mondial sur les sociétés de 15 %.