Les milliards du peuple angolais font la fortune d’un Suisse

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Un entrepreneur fribourgeois, Jean-Claude Bastos, gère le fonds souverain de l’Angola. Un business opaque dont il tire des dizaines de millions, comme le révèle une enquête du Matin Dimanche, partenaire du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), dans le cadre de l’opération « Paradise Papers »

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En juillet 2011, Jean-Claude Bastos avait été condamné pour plusieurs infractions de gestion déloyale qualifiées par le Tribunal pénal de Zoug. Ce qui n’a nullement empêché cet homme d’affaires d’origine suisse et angolaise de se voir ensuite confier – via son groupe Quantum Global basé à Zoug – la gestion du fonds souverain de l’Angola, qui pèse 5 milliards de dollars. Un mandat pour lequel il encaisse dès 2014 une généreuse rémunération de plusieurs dizaines de millions de dollars chaque année.

Le fonds souverain angolais a été mis sur pied en 2012 et son directeur est José Filomeno Dos Santos, surnommé Zenú, le fils de l’ancien président, qui a quitté le pouvoir en août dernier après 38 ans de règne.

Les services de gestion de M. Bastos coûtent cher au fonds souverain de l’Angola. Comme le révèlent des documents provenant du cabinet d’avocats Appleby, spécialisé dans la finance offshore, trois des cinq milliards du capital de l’État angolais sont placés dans sept fonds d’investissement à l’île Maurice, créés par Quantum Global. Les fonds sont administrés par une société de Quantum Global basée dans la république mauricienne. Celle-ci est rémunérée, pour ses services, 2 à 2,5 % du capital par année. Ce qui représente un revenu annuel de 60 à 70 millions de dollars depuis 2015.

Lire l’enquête du Matin Dimanche

 

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