Le pouvoir marocain tente d'éteindre le feu qui couve parmi les mouvements sociaux

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En apparence, rien ne bouge au Maroc. Pourtant, une réelle culture de la manifestation se dessine dans le pays, jusque dans les endroits les plus reculés. Le problème reste leur coordination et leur implication politique.

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De notre correspondante à Rabat (Maroc).- Au Maroc, on dénombre au moins cinquante manifestations quotidiennes. Ce sont les chiffres officiels, annoncés en janvier dernier par le ministre de l'intérieur, comme un signe de bonne santé démocratique. Pourtant, cinq ans après les protestations du Mouvement des Jeunes du 20-Février, qui revendiquaient un changement politique et social profond et qui avaient réuni en 2011 des groupes sans aucun liens idéologiques ou structurels, la contestation semble être au point mort.