Le sort de 342 détenus en suspens

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Unilatéral et sans conditions, le désarmement d’ETA ne s’inscrit pas dans le cadre d’un accord global de paix, à l’inverse des précédents en Irlande ou Colombie. Le sort de 342 prisonniers basques, dont 75 détenus en France, reste ainsi en suspens.

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« Le souffle des temps nouveaux n’est pas arrivé jusqu’à nous. » C’est par ces mots qu’en 2013, le Collectif des prisonniers politiques basques (EPPK) résumait l’impasse ressentie par les détenus, membres ou sympathisants de l’organisation ETA. « La répression carcérale a toujours été extrême, et on aurait pu penser que, depuis la décision de l’organisation ETA de mettre fin à la lutte armée, elle se serait allégée. Cependant, il n’en est rien, la répression ne s’est non seulement pas allégée mais s’est même, dans certains cas, aggravée. »