Dmitri Medvedev président: un an déjà ?

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Malgré les milliers d'utilisateurs enregistrés sur le blog vidéo du président russe Dmitri Medvedev activé à l’occasion du premier anniversaire de son mandat, jeudi 7 mai, les Russes restent sceptiques quant à sa capacité à mener à bien des réformes. Insensible à la multiplication des violences contre les défenseurs de la cause démocratique, tous les signes que donne le troisième président de la Russie laissent à penser qu'il agit dans la droite ligne de son premier ministre Vladimir Poutine, tandis que les lois les plus répressives sont adoptées sans encombre par un parlement contrôlé par le Kremlin.

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Lors de son arrivée au Kremlin, en mai 2008, Dmitri A. Medvedev déclarait que sa priorité était d’«élargir les libertés civiques et économiques». Et pourtant, la situation ne cesse de se détériorer. Un an plus tard, le troisième président de la fédération de Russie n’a pris aucune décision en ce sens. Mis à part la vague proposition de créer un coin des harangueurs dans un parc moscovite, annoncée lors d’une rencontre en avril avec des défenseurs des droits humains, l’annonce n’a pas été suivie d’effets. «Cela a l’air génial. (…) Il faut que j’en parle aux autorités russes et que nous mettions en place notre propre Hyde Park.» Le président russe, qui se réfère au Speaker’s corner où des excentriques londoniens en tout genre prennent la parole, souligne comme l’a fait son prédécesseur dans quelle considération il tient les militants.