L'Europe officielle contre l'Europe des Européens

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Tout a changé depuis le référendum grec, ou rien : rendez-vous dimanche prochain, comme si de rien n’était. Depuis dix ans, l'Union européenne, qui se réclame des réalités, ne cesse de s'en protéger. 

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Soixante-douze heures après le vote des Grecs, le spectacle est insensé. Une véritable histoire de fous où les tournants sont pris pour des lignes droites, les accusés pour des procureurs, et les victimes pour des accusés. Alexis Tsipras, élu en janvier avec 37 % des voix, puis soutenu en juillet par 61 % de son peuple, ainsi que par tous les partis de son pays (sauf les néo-nazis d’Aube dorée), est prié de signer sa reddition ! Toute la nomenklatura politique, technocratique, financière, et médiatique vient de subir un désastre, mais elle réclame des comptes, comme un maître à l’ancienne, et par écrit. Elle exige la copie, comme si le message du référendum n’avait pas atteint ses tympans.