Persécutés en Birmanie, les Rohingyas reprennent le chemin de l'exode

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La minorité musulmane de l’État Rakhine est de nouveau victime d’une répression féroce de la part de l’armée birmane. Depuis début octobre, 30 000 personnes ont fui les combats. L'ONU parle de « nettoyage ethnique » et Aung San Suu Kyi est de nouveau épinglée pour son inaction.

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Bombay (Inde), de notre correspondant.- Une minorité musulmane, les Rohingyas, dont personne ne veut depuis des lustres. Une dirigeante, Aung San Suu Kyi, qui peine, un an après sa victoire électorale historique, à trouver ses marques vis-à-vis de l’armée birmane. Un pays voisin, le Bangladesh, aux prises avec l’autoritarisme grandissant d’un gouvernement qui jette ses opposants en prison par milliers. Et pour finir, l’ombre menaçante de l’organisation État islamique, qui cherche de nouvelles bases en Asie pour compenser ses pertes de terrain en Irak et en Syrie. Ce qui est en train de se jouer sur les 270 kilomètres de frontière séparant la Birmanie du Bangladesh a toutes les apparences d’une poudrière.