Bombay (Inde), de notre correspondant.- Une minorité musulmane, les Rohingyas, dont personne ne veut depuis des lustres. Une dirigeante, Aung San Suu Kyi, qui peine, un an après sa victoire électorale historique, à trouver ses marques vis-à-vis de l’armée birmane. Un pays voisin, le Bangladesh, aux prises avec l’autoritarisme grandissant d’un gouvernement qui jette ses opposants en prison par milliers. Et pour finir, l’ombre menaçante de l’organisation État islamique, qui cherche de nouvelles bases en Asie pour compenser ses pertes de terrain en Irak et en Syrie. Ce qui est en train de se jouer sur les 270 kilomètres de frontière séparant la Birmanie du Bangladesh a toutes les apparences d’une poudrière.