A Rome, l’effet 5 Etoiles est déjà retombé

Par Beniamino Morante

Il y a un an et demi, l’élection de Virginia Raggi, première maire du Mouvement 5 Étoiles à gouverner la plus grande ville d’Italie, avait suscité la curiosité. Après un début de mandat très mouvementé, entre démissions en série, problèmes dans la gestion des déchets et affaires judiciaires, le bilan de son action est pour le moins mitigé.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Rome (Italie), correspondance.– Depuis plusieurs années, Rome traîne la réputation d'être une ville ingouvernable. Criblée de dettes, gangrénée par les conflits d’intérêts et plombée par les dysfonctionnements récurrents des services publics municipaux, la capitale italienne ressemble parfois à une équation politique impossible à résoudre. Plusieurs maires se sont déjà cassé les dents. Parmi eux, Gianni Alemanno (droite) qui, après cinq années à la tête de Rome, a été balayé en 2013 par Ignazio Marino (Parti démocrate), avant que ce dernier ne termine même pas son mandat, “trahi” et débarqué fin 2015, avec la démission des élus municipaux de sa propre majorité.