Au Liban, l’impossible transition politique

Par Justine Babin et Nada Maucourant Atallah.

Face à la colère des Libanais, le premier ministre Hassan Diab a annoncé son intention de proposer lundi en conseil des ministres la tenue d’élections législatives anticipées. Cette réponse inquiète cependant une partie des contestataires.

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Beyrouth (Liban). « On savait déjà que c’était un régime de corrompus, mais, mardi, ils ont franchi un cap en assassinant leur propre peuple. Toute l’élite politique est responsable. Ces criminels doivent partir », s’insurge Magham, une enseignante et journaliste de 26 ans. Comme des milliers de Libanais, la jeune femme a répondu présente à l’appel au rassemblement samedi place des Martyrs, dans le centre-ville de Beyrouth, pour le « jour du jugement », quatre jours après la double explosion au port de la capitale qui a endeuillé le Liban.