AmériquesReportage

« Personne ne se pointe ici avec des valises » : à la frontière entre la Colombie et le Venezuela, la population retient son souffle

Le kidnapping du dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro par les États-Unis n’a, pour l’instant, rien changé au sort des 150 000 frontaliers nichés à la ligne de démarcation entre la Colombie et le Venezuela. Tous se décrivent dans l’expectative, oscillant entre craintes et allégresse.

Margot Davier

Cúcuta (Colombie). « Ici, à la frontière ? C’est comme s’il ne s’était rien passé. On vient le matin, on repart le soir, exactement comme avant. Dans nos têtes, il y a beaucoup d’attentes, mais il faut voir comment les choses se déroulent », s’exclame Kelly, vénézuélienne. La jeune femme avance d’un pas pressé en direction de son pays d’origine.

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