Juan Guaido invite à nouveau les Vénézuéliens à manifester

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Juan Guaido, chef de file de l'opposition vénézuélienne, a appelé samedi ses compatriotes à descendre en masse dans les rues de Caracas pour manifester contre le président Nicolas Maduro, alors que la pire panne d'électricité de l'histoire du pays est entrée dans son troisième jour.
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CARACAS (Reuters) - Juan Guaido, chef de file de l'opposition vénézuélienne, a appelé samedi ses compatriotes à descendre en masse dans les rues de Caracas pour manifester contre le président Nicolas Maduro, alors que la pire panne d'électricité de l'histoire du pays est entrée dans son troisième jour.

S'adressant à ses partisans du haut d'un pont de la capitale vénézuélienne, le président par intérim autoproclamé a déclaré que le gouvernement chaviste était "incapable de résoudre la crise de l'électricité qu'il a lui-même créée".

Des échauffourées avaient auparavant éclaté entre militants de l'opposition et forces de sécurité fidèles à Nicolas Maduro, qui affirme que la panne géante est due à un acte de sabotage commandité par les Etats-Unis et non, comme le disent ses détracteurs, d'années d'incurie et de corruption.

Plusieurs centaines de partisans du gouvernement socialiste se sont aussi rassemblés samedi à Caracas pour soutenir le pouvoir en place contre "l'impérialisme" américain.

Lors de ce rassemblement, Nicolas Maduro a imputé les coupures d'électricité à des "attaques électromagnétiques et des cyberattaques menées depuis l'étranger par l'Empire".

"La droite, avec l'Empire, ont détruit le système électrique et nous essayons de le rétablir rapidement", a-t-il déclaré devant ses partisans.

A la mi journée, six des 23 provinces du pays étaient encore privées d'électricité, tandis que le courant était revenu dans certains quartiers de la capitale.

Selon Julio Castro, un médecin à la tête d'une organisation humanitaire, 17 patients hospitalisés sont décédés en raison de la coupure d'électricité, dont neuf aux urgences.

Reuters n'a pas vu vérifier ces chiffres. Le ministère de l'Information n'a pas répondu aux sollicitations.

Un opposant en exil, Antonio Ledezma, a appelé samedi Juan Guaido à solliciter l'aide des Nations unies en invoquant la "responsabilité de protéger", une norme du droit international adoptée par l'Onu après les massacres au Rwanda et en Bosnie.

Juan Guaido, qui s'est jusqu'à présent refusé à demander une intervention militaire étrangère, a déclaré samedi qu'il n'invoquerait pas l'article 187 de la Constitution, qui autorise une intervention militaire étrangère sur le sol vénézuélien.

"L'article 187, lorsque le moment viendra", a-t-il déclaré. "Nous devons être dans les rues, mobilisés. Cela dépend de nous, pas des autres".

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