Deux ans après la révolution soudanaise, les militaires cèdent un peu le pas aux civils

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Ce dimanche 11 avril marquera le deuxième anniversaire de la révolution soudanaise. Longtemps, les plus pessimistes ont brandi le spectre d’un coup d’État militaire. Il ne s’est pas produit. Même si la transition vers un pouvoir complètement rendu aux civils est longue.

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Khartoum (Soudan).–  «Hourriyah, salam, adalah ! », « Liberté, paix, justice ! » : il y a deux ans tout juste, le slogan jaillissait de centaines de milliers de gorges à travers tout le Soudan. Trois petits mots qui, le 11 avril 2019, ont décidé les généraux les plus puissants du pays à déchoir et emprisonner leur mentor, Omar al-Bachir, dictateur installé depuis près de 30 ans. Les hauts gradés espéraient ainsi sauver leurs sièges et leurs privilèges. Ils ont dû finalement renoncer à l’essentiel, en tout cas accepter de partager le pouvoir avec les civils.