A Srebrenica, la bataille des mémoires

Génocide ou massacre de masse ? Si plus personne ne remet en cause l’exécution de plus de 8 000 Bosniaques de Srebrenica, la qualification du massacre comme « génocide » continue de faire débat. Quant aux Serbes, ils rappellent qu’ils ont aussi été victimes d’exactions. Retour sur les faits, et l’écrasante responsabilité de la communauté internationale qui a failli à ses devoirs de protection d’une « zone de sécurité » des Nations unies.

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Srebrenica, de nos envoyés spéciaux.- Les pierres blanches des nishan, les tombes musulmanes, couvrent les collines de Potočari. C’est ici, le 11 juillet 1995, que s’est jouée l’une des pires tragédies du XXe siècle finissant, le seul épisode des guerres yougoslaves reconnu comme étant de caractère « génocidaire » par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY).

Potočari est un faubourg industriel de Srebrenica. Ses usines abandonnées ont abrité le QG du Dutchbat, le bataillon de Casques bleus néerlandais chargé de protéger l’enclave bosniaque, proclamée en 1993 « zone de sécurité » des Nations unies. Lors de la chute de la ville, c’est là que les soldats du général serbe Ratko Mladić procédèrent au tri entre « les hommes en âge de combattre » et les femmes, les enfants, les vieillards. Les entrepôts servirent de centre de détention provisoire, avant que les victimes ne soient emmenées pour être fusillées dans des sites moins visibles.

Aujourd’hui, les pas résonnent dans les vastes salles vides de l'ancienne usine de batteries, où l'eau s'infiltre les jours de pluie. Les graffitis laissés par les prisonniers et les Casques bleus sont encore visibles sur les murs. Quelques photos jaunies des huit mille victimes du massacre y sont apposées, modeste exposition à l'attention des quelques visiteurs pour rappeler l'horreur qui s'est passée ici. Le complexe muséal a été financé par le gouvernement des Pays-Bas – toujours travaillés par le poids de leur culpabilité dans le drame de Srebrenica.

De l'autre côté de la route, le mémorial de Potočari est régulièrement visité par les familles des survivants et quelques groupes de scolaires. Mais il ne s’anime guère que le 11 juillet, lors des commémorations qui attirent chaque année les plus hautes autorités morales et politiques de la planète. Pour ce vingtième anniversaire, les époux Clinton sont attendus, parmi tant d’autres. Le « pèlerinage » annuel de Srebrenica est l’occasion de prononcer les discours attendus sur le thème de la réconciliation et du « plus jamais ça », avant que la petite ville ne retourne à sa torpeur et à ses fantômes.

« Ce génocide qu’ont commis les Serbes, je n’arrive toujours pas à le comprendre. Ils ont tué des vieux, des bébés, des handicapés, etc. Une sorte d’obscurité est tombée sur les esprits. Ces types prenaient trop d’alcool, trop de drogues, sinon comment comprendre qu’ils aient pu faire des choses pareilles. » Amir Mehmedović grimpe souvent sur les murs en ruine de la forteresse ottomane qui domine le centre de Srebrenica. En cette fin d'après-midi, le soleil allonge les ombres des minarets, du clocher de l'église orthodoxe et des façades des maisons détruites. « Au début, nous n'avions rien, tout juste des armes de chasse et quelques fusils d'assaut de la police. Puis nous avons récupéré de l'armement durant les combats. Le problème, c'est que nous n'avions pas de munitions », ajoute Amir.

Au début de l’année 1992, « Gera » comme l'appellent ses amis, était officier de réserve de l’Armée yougoslave quand les milices serbes ont commencé à ratisser la Bosnie orientale, massacrant et expulsant les Bosniaques. « Ici, les combats ont commencé le 6 mai. Pour la première fois, les Serbes rencontraient une résistance. Ils ont perdu plusieurs hommes. Pour se venger, ils ont tué une vingtaine des nôtres, des vieillards, des malades, qui n’avaient pas pu se réfugier dans la forêt. Nous avons mené une contre-offensive et, le 9 mai, la ville était à nouveau entre nos mains. Des groupes de défense se sont organisés dans les villages, pour former la 8e unité de l’Armée de Bosnie-Herzégovine. C’est comme cela que s’est créée l’enclave. »

Vingt ans après les accords de paix de Dayton, quelques milliers de Bosniaques sont revenus vivre à Srebrenica. Aujourd’hui, la commune compte à peine 7 000 habitants, contre 37 000 avant la guerre. Des panaches de fumée s'échappent des villages perchés sur les collines qui entourent la ville. Ailleurs, la forêt avance, sur les pentes toujours minées où passait la ligne de front et dans les hameaux détruits, où ne subsistent que des cimetières.

«Quand je suis revenu à moi, la tribune était pleine de corps déchiquetés»

« Nous étions postés sur cette cime, là-bas », détaille Gera en traçant de la main les limites de l'enclave, où se sont entassés jusqu'à plus de 60 000 réfugiés. Sans nourriture, sans médicaments, les Bosniaques subissaient le feu de l'artillerie serbe, tandis que les hommes de Nasser Orić, un ancien garde du corps de Slobodan Milošević devenu commandant de la défense locale, menaient en représailles des opérations punitives contre les villages serbes des alentours.

Le 12 avril 1993, 62 enfants sont tués et 152 autres blessés lors d'un bombardement sur les terrains de sports devant l'école de Srebrenica. « Il y avait des centaines de jeunes qui s'étaient rassemblés là. J’étais assis en attendant qu’un groupe finisse sa partie de football. C’est alors que les obus ont explosé. Quand je suis revenu à moi, la tribune était pleine de corps déchiquetés, sans mains, sans tête et sans jambes », raconte Hasan Hasanović, un survivant. Un mois plus tôt, le général français Philippe Morillon, qui commandait les Casques bleus en Bosnie-Herzégovine, avait hissé le drapeau de l’ONU sur le fronton de la mairie après avoir été pris en otage par les femmes de l'enclave. Mis devant le fait accompli, le conseil de sécurité des Nations unies inventait en urgence le concept de « zone de sécurité ».

« Quand le général Morillon a créé la zone de sécurité, je pensais que ses intentions n’étaient pas mauvaises, mais très vite, nous sommes entrés dans des jeux politiques pour former des territoires compacts », rumine Gera. Durant deux ans, jusqu'au printemps 1995, la situation de l'enclave n'évolue pas d'un iota. Des dizaines de milliers de personnes s'entassent sur un territoire qui se réduit comme une peau de chagrin.

L'aide humanitaire arrive au compte-gouttes, en fonction du bon vouloir des Serbes, qui dictent leur politique aux Casques bleus hollandais qui ont pris la relève des Canadiens en novembre 1994. Les relations des soldats de l'ONU ne sont pas bonnes non plus avec les Bosniaques : dans la ville assiégée, la promiscuité, les trafics et les petits arrangements entre militaires et politiques font monter la tension. « On fabriquait de la gnôle que l’on échangeait aux Hollandais contre de la nourriture », se souvient Dženan, un habitué du petit café qui anime la place centrale, juste au-dessous de la mosquée. « C’était une des manières de ne pas mourir de faim. »

Durant ces terribles années, la guerre semblait ne jamais devoir s'achever. Des tractations diplomatiques se poursuivaient en coulisses avec les Serbes, et l’idée s’imposait peu à peu que la paix ne serait obtenue qu'au prix de la partition du pays, réclamée par les Serbes. Au printemps 1995, l'état-major de Sarajevo rappelle Naser Orić et plusieurs officiers qui coordonnaient la défense de l'enclave. Les autorités de Sarajevo se sont-elles résignées à sacrifier Srebrenica ? Les pays occidentaux ont-ils décidé d’abandonner les enclaves de Bosnie orientale, jugées « indéfendables » ? Sur ces questions essentielles, le TPIY de La Haye n’a apporté aucune réponse définitive, malgré l’abondance des documents disponibles.

Fin juin, les Serbes savent que le temps ne joue plus en leur faveur. En Croatie, l'armée de Zagreb est à l'offensive avec le soutien de Washington. Le 11 juillet, Ratko Mladić et ses hommes entrent dans Srebrenica sous l’œil impuissant des Casques bleus. Tom Karremans, le commandant du bataillon hollandais qui défend la ville, réclame le soutien de l'aviation de l'Otan. En vain. « Les femmes et les enfants vont partir les premiers. [...] Le tour des hommes viendra après », lance le général Mladić aux réfugiés rassemblés autour du QG du Dutchbat, le siège des hollandais. La foule le remercie, espérant sortir de l'enfer. En réalité, le pire est à venir.

« Les massacres se sont déroulés sur trois journées, les 14, 15, et 16 juillet 1995, selon un processus parfaitement organisé, avec rassemblements, transfert des prisonniers dans des lieux de détention précédemment repérés jusqu'à 70 km de Srebrenica et exécution sur des sites qui, eux aussi, avaient été repérés. Le 17 juillet, tout est terminé : les fosses communes ont été refermées », explique en 2001 aux députés français Jean-René Ruez, le commissaire de police niçois mandaté par le TPIY pour enquêter sur le massacre de Srebrenica. Pour lui, il s’agit d'une opération programmée « au plus haut niveau ».

«Je ne sais pas combien j'en ai tué, peut-être 70»

En 2003, le témoin protégé P-140 raconte l'horreur devant le TPIY : « Les corps étaient entassés dans un grand bâtiment, une sorte de hangar. Par une petite porte, cinq hommes sortaient les cadavres et les jetaient en tas. Quand celui-ci était assez haut, je prenais les corps avec ma pelle et je les versais dans un camion. Je portais un masque. Mais la puanteur traversait. J'avais envie de vomir. On a dû me remplacer. » Dražen Erdemović, un Croate de Tuzla qui a combattu au côté de l'armée serbe de Bosnie, poursuit : « J'ai dit que je ne voulais pas prendre part à ça, mais on a menacé de me tuer moi aussi. Alors, j'ai été obligé de le faire. Je ne sais pas combien j'en ai tué, peut-être soixante-dix. J'avais mal à la tête, je me sentais mal. »

Aux Pays-Bas, l’abandon de Srebrenica est resté un traumatisme national, mais en France, la polémique s’est limitée à une audition devant le Parlement. En juillet 1995, les Casques bleus néerlandais étaient pourtant placés sous la responsabilité d’un supérieur français, le général Janvier, qui commandait la Forces de protection des Nations unies. Il s’est toujours opposé aux frappes aériennes qui auraient peut-être permis de sauver l’enclave.

Ouvert en 2003, le Mémorial de Potočari recense 8 372 victimes. Les dernières identifiées sont inhumées chaque 11 juillet. C'est le centre d'identification de Tuzla qui est en charge de ce travail de fourmi grâce auquel plus de 7 000 disparus ont retrouvé leur identité. Ce centre fait partie de La Commission  Internationale sur les Personnes Disparues (ICMP), un programme lancé en 1996 par le président américain Bill Clinton. Avec le temps qui passe, les identifications sont de moins en moins nombreuses – 520 en 2012, 175 en 2014 et probablement moins de cent cette année –, ce qui renforce la douleur et l’inquiétude des survivants qui n’ont pas retrouvé les restes de leurs proches.

« Nous continuerons à nous battre tant que nous n’aurons pas découvert le corps de la dernière victime. Ma mère est morte avant d’avoir pu retrouver son unique fils, mais moi je continue à le chercher », explique Nura Begović, la présidente de l’Association des Femmes de Srebrenica. Depuis vingt ans, ces femmes manifestent chaque mois dans les rues de Tuzla, la grande ville où ont afflué les réfugiés chassés de Srebrenica. « Nous demandons la vérité et la justice ainsi que le châtiment de ceux qui ont commis le génocide contre les êtres qui nous étaient les plus chers. »

Ce samedi, Irvin Mujčić participe au cortège, où les femmes sont toujours très largement majoritaires. Le jeune homme est revenu voilà quelques mois à Srebrenica, s'installant dans la maison familiale. Sur l'un des murs blanchis à la chaux du salon, il a accroché une vieille photographie aux couleurs passées. « C’est le club de football de Srebrenica. La photo doit dater de 1985. Il y a des Serbes, des musulmans. Quand la guerre a commencé, tous les Serbes sont partis de Srebrenica, seuls les musulmans sont restés. La plupart des joueurs qu'on voit sur cette photo sont morts dans le génocide. Il y a mon père, mon voisin... »

Irvin Mujčić avait quitté Srebrenica dès le début des combats, au printemps 1992 avec sa mère et sa sœur. Il venait de fêter ses quatre ans. Son père, resté pour défendre ses biens, est toujours porté disparu. « Le dernier témoignage de mon père vivant date du 14 juillet. C'est celui d'une de mes tantes, qui était avec lui dans la base des Nations unies à Potočari. Il y avait aussi l'un de ses meilleurs amis. Cet ami a été retrouvé il y a huit ans dans une fosse commune, mais on n'a jamais découvert la moindre trace de mon père. » Irvin est revenu vivre dans sa ville natale, « pour ne pas oublier ce qui s'est passé ». « Nier le génocide, ce serait comme tuer mon père une seconde fois ».

«Les Serbes ont aussi eu beaucoup de victimes»

À l’entrée de Bratunac, à une dizaine de kilomètres à peine du mémorial de Potočari, un autre monument, surmonté d’une grande croix noire, rappelle la mémoire des 3 267 Serbes tués dans la région entre 1992 et 1995. La population de Bratunac est majoritairement serbe. Durant la guerre, c’est dans cette bourgade qu’étaient stationnées les unités qui attaquaient Srebrenica et, aujourd’hui encore, bien peu de réfugiés bosniaques sont revenus y vivre.

Massacre contre massacre, chiffres contre chiffres. Dans un pays divisé, la mémoire est forcément divisée. En décembre 1995, les Accords de paix de Dayton ont entériné le découpage à base ethnique de la Bosnie-Herzégovine, aujourd'hui scindée en deux entités : la Fédération croato-bosniaque et la Republika Srpska. Faute d’une approche consensuelle, la chute de Srebrenica est à peine évoquée dans les programmes scolaires de Bosnie-Herzégovine, tant dans la Fédération croato-bosniaque qu’en Republika Srpska. Cette apparente « neutralité » ouvre en fait la voie à toutes les dérives, car chaque enseignant ne se prive pas de présenter les faits à sa manière.

« Nous ne contestons pas que des crimes horribles ont été commis à Srebrenica par les forces serbes », précise le pope orthodoxe de la ville, Aleksandar Mlađenović. « Mais les Serbes ont aussi eu beaucoup de victimes. Cependant, à la différence des Bosniaques, nous ne cherchons pas à exploiter les souffrances endurées. » Aux yeux de beaucoup de Serbes, les politiciens bosniaques ont trop cherché à jouer la carte de la victimisation pour justifier les échecs du pays depuis la fin de la guerre.

Quand Srebrenica était assiégée, les unités bosniaques dirigées par Naser Orić ont multiplié les coups de main et les opérations punitives contre les villages serbes des alentours, laissant un épouvantable souvenir. L’ancien commandant de la défense dut répondre de ces exactions devant la justice internationale : en 2006, il a été condamné en première instance par le TPIY à une légère peine de deux ans de prison, avant d’être acquitté en appel deux ans plus tard. La Serbie a toujours dénoncé un procès « orienté », et voudrait faire rouvrir le dossier à propos du meurtre de neuf civils serbes tués à Potočari, un crime qui ne figurait pas l’acte d’accusation du tribunal de La Haye.

Le 10 juin, Naser Orić a été arrêté en Suisse, sur la base d’un mandat d’arrêt international transmis par la Serbie à Interpol. La justice suisse a finalement décidé de ne pas répondre aux demandes serbes et d’extrader Naser Orić vers la Bosnie, où il a été accueilli en héros. En réponse à son arrestation, la direction du Mémorial de Potočari et les associations de survivants avaient menacé d’annuler les commémorations du vingtième anniversaire, qui vont donc se tenir dans une ambiance tout sauf consensuelle.

La Grande-Bretagne a déposé un projet de résolution devant le conseil de sécurité spécifiant le caractère génocidaire du massacre de Srebrenica. Le texte a été rejeté, ce mercredi 8 juillet, en raison du veto, fort prévisible de la Russie. Ce geste a bien sûr suscité une forte indignation en Bosnie, où beaucoup craignent que la mémoire de Srebrenica ne devienne un nouvel enjeu dans la confrontation entre Moscou et l’Occident.

Mladen Ivanić, le membre serbe de la présidence collégiale de Bosnie-Herzégovine a fait savoir qu’il était « irréaliste », dans ce contexte, d’attendre qu’un représentant officiel des Serbes de Bosnie assiste aux cérémonies. Par contre, Aleksandar Vucic, le Premier ministre  de Serbie a confirmé sa présence, un geste supposé montrer la « bonne volonté » de la Serbie, mais qui est perçu en Bosnie comme une provocation.

En 2005, le démocrate Boris Tadić avait été le premier Président de Serbie à se rendre aux commémorations de Potočari. Son successeur, Tomislav Nikolić a également demandé, en 2013, « pardon à genoux » pour le crime commis à Srebrenica. Toutefois, tant les autorités de Belgrade que celles de la Republika Srpska refusent catégoriquement de reconnaître la réalité d’un « génocide ». Milorad Dodik, le président de l'entité serbe de Bosnie-Herzégovine, s’est rendu pour la première fois au mémorial de Potočari le 16 avril dernier. Il s'est incliné à la mémoire de « toutes les victimes », mais il a tenu à dénoncer « la politisation excessive » de la tragédie. En ce vingtième anniversaire, deux mémoires antagonistes vont, plus que jamais, se faire face à Srebrenica.

Après avoir servi après la guerre dans l'Armée de Bosnie-Herzégovine, Gera est revenu à Srebrenica au milieu des années 2000. Désormais, il promène l'été quelques touristes sur la rivière Drina et le reste du temps, il sirote de l'eau de vie au café du centre. « Personne n’a rien gagné dans cette guerre, ni les Bosniaques, ni les Croates, ni les Serbes. Partout, les nationalistes sont au pouvoir et se moquent du peuple. Pourquoi s’est-on battu ? J’ai sacrifié les plus belles années de ma vie, mais si j’avais su ce qui se passerait après la guerre, je serais parti en Australie. »

Jean-Arnault Dérens, Laurent Geslin, Simon Rico et Rodolfo Toè

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