Pourquoi Evo Morales a remis son mandat en jeu

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Deux ans et demi après une victoire triomphale -53,5% des suffrages dès le premier tour-, le premier Indien arrivé au pouvoir veut rappeler à ses opposants qu'il reste légitime. Alors que la Bolivie est enlisée depuis un an dans un blocage institutionnel, deux enjeux auront marqué la campagne du référendum de ce dimanche : le contrôle de l'argent des hydrocarbures et la redistribution des terres.

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Comme son homologue vénézuélien Hugo Chavez, en août 2004, Evo Morales joue le tout pour le tout. Adepte de la démocratie participative, qui permettrait à tout moment aux peuples de signifier leur congé à leurs dirigeants quand ils ne sont pas à la hauteur, le président bolivien a remis ce dimanche 10 août son mandat en jeu en convoquant les électeurs à un référendum révocatoire. Deux ans et demi après une victoire triomphale -53,5% des suffrages dès le premier tour, du jamais vu en Bolivie- le premier Indien arrivé au pouvoir veut rappeler à ses opposants qu'il reste légitime, et peut-être encore plus populaire qu'aux premiers jours de son mandat.