Le crépuscule de Merkel plonge l’Europe dans l’inconnu

Par

Le retrait d’Angela Merkel de la présidence de la CDU renforce l’incertitude à l’approche des européennes. Pour Macron, l’affaiblissement de la chancelière complique encore ses projets de réforme de la zone euro. On est aussi loin de la fin de « l’Europe allemande ».

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Au congrès du Parti populaire européen (PPE, droite), c’est elle qui fut la plus applaudie, et de très loin. Un parterre de quelque 600 personnes, venues de tous les pays de l’UE et au-delà, s’est levé jeudi dernier, dans la salle du palais des congrès de Helsinki, pour l’ovationner. La chancelière, qui n’avait pas encore pris la parole à cet instant, a ironisé, face à un tel plébiscite : « Attendez au moins de savoir ce que je vais dire… »