L’ascension de l’extrême droite au Brésil

Par

Entré en fonction le 1er janvier, Jair Bolsonaro a été élu à la présidence du Brésil en dehors des grands partis et en dépit de ses outrances à répétition. Une conjonction de facteurs peut expliquer une élection qui compromet l’avenir de la démocratie dans le plus grand pays sud-américain.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

L’ascension fulgurante de Jair Bolsonaro et sa large victoire aux élections présidentielles brésiliennes d’octobre 2018 ont pris de court les observateurs. Si, plusieurs mois avant le scrutin, le député d’extrême droite était déjà assuré d’accéder au second tour, c’était parce que l’éparpillement des candidatures plaçait cette barre à quelque 20 % des voix. À la même époque, il était de notoriété publique que les candidats des partis traditionnels privilégiaient l’affrontement avec Bolsonaro au second tour, car la victoire semblait alors assurée.