Pékin et Moscou cultivent leur «soft power» vaccinal

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La Chine et la Russie profitent du nationalisme des vaccins des pays occidentaux pour proposer leurs doses aux pays aux ressources limitées. Les grands discours sur le « bien public mondial » ont laissé place à une concurrence entre tous, nourrie à la fois par des intérêts commerciaux et par des rivalités géopolitiques.

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En matière de vaccination, le Chili est, avec Israël et les États-Unis, l’un des pays au monde qui vaccinent le plus. Cette réussite, il la doit à la fourniture par la Chine d’un de ses vaccins, celui produit par Sinovac. Comme le montre (ci-dessous) le graphique du site Our World in Data, le pays andin avait vacciné au 10 mars près de 6 millions de ses 19 millions d’habitants. Il avait anticipé en négociant très tôt et en s’assurant des contrats avec les entreprises germano-américaine Pfizer/BioNTech – dont le vaccin est actuellement le plus utilisé dans le monde –, britannico-suédoise AstraZeneca et Sinovac. Cette dernière a été la plus rapide.