Exilés italiens: le reniement de la France, l’impasse de la vengeance

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En autorisant l’extradition de dix ex-militants d’extrême gauche italiens condamnés dans leur pays pour terrorisme, Emmanuel Macron rompt avec une politique mise en place par François Mitterrand en 1985. Plus de quarante ans après les faits, la seule réponse pénale ne permettra pas cependant de clore le dossier.

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Bien longtemps après les faits, cette histoire n’est ni apaisée ni partagée. Les mémoires sont divisées et à vif. Les plaies n’ont pas cicatrisé et les acteurs politiques du présent continuent à jeter du sel dessus. De quoi parle-t-on ? De ces « années de plomb » – expression sujette à controverses, comme à peu près tout dans ce sujet – durant lesquelles, en pleine guerre froide, l’Italie a plongé dans une violence politique alimentée à la fois par l’extrême droite, soutenue en sous-main par des secteurs de l’État (services secrets, police, magistrature), et par l’extrême gauche.