L’ONU a passé dix années à protéger des forêts, avec peu d’effets

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Lancée en 2008 par l’ONU, la REDD+, un outil de protection des forêts tropicales, est présentée comme l’une des principales solutions au changement climatique. Mais après dix ans d’existence, elle s’annonce à la fois coûteuse et peu efficace. Entretien avec Simon Counsell, directeur exécutif de l’ONG Rainforest Foundation UK.

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Si un arbre a la vertu de stocker le CO2, il libère ce dernier dans l’atmosphère quand il est abattu. La dégradation des espaces forestiers produit ainsi 10 à 20 % des émissions de gaz à effet de serre dues à l’homme. Pour tenter de limiter ce phénomène, qui concerne surtout les zones tropicales, l’ONU a lancé en 2008 un mécanisme dit de « réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts ».