Trente ans après, les enjeux actuels de l’affaire Rushdie

Par

Le 14 février 1989, l’ayatollah Khomeiny condamna à mort Salman Rushdie dont le seul crime à ses yeux était d’avoir écrit un roman qu’il jugeait blasphématoire. Ce fut l’acte inaugural d’une affaire planétaire, sous laquelle le roman a été enseveli. Trente ans après, et une fois le tumulte retombé, il est temps de (re)lire Les Versets sataniques, un texte qui nous parle de notre monde globalisé et des conflits culturels qu’il génère.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Le 12 février 1989, le Guide de la révolution iranienne, l’ayatollah Khomeiny, regardait à la télévision une manifestation au Pakistan qui s’élevait contre la parution d'un roman intitulé Les Versets sataniques. La manifestation était organisée par ceux qui s'illustrèrent quelques années plus tard en Afghanistan et que l'on apprit à connaître sous le nom de taliban. Khomeiny n'avait pas lu ce livre, mais il considéra qu’un livre qui avait pour titre « Les Versets sataniques » ne pouvait être qu'un livre satanique, n'ayant d'autres fins que l'insulte ou le blasphème.