Face au djihad en Irak, l’Iran se veut maître chez son voisin

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À l’heure où les djihadistes d'EIIL avancent vers Bagdad, où Barack Obama dit n’exclure aucune option, il est une donnée essentielle à prendre en compte : l’Iran considère l’Irak comme relevant de sa sécurité nationale et n’acceptera pas l'installation à Bagdad d'un pouvoir qui lui serait défavorable.

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C’est l'une des conséquences de l’invasion américaine de l'Irak à laquelle on songe rarement, mais qui va prendre tout son sens dans les prochains jours. En 2003, lorsque l’armée américaine a mis fin à plus de deux décennies de règne de Saddam Hussein, elle a libéré l’Iran d'un redoutable rival et lui a donné le champ libre pour imposer son influence dans une région où il devient de fait, face à Israël, la seule puissance régionale, à la fois économique, diplomatique et militaire.