Deux pétroliers attaqués dans le Golfe, Washington accuse Téhéran

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Un tanker norvégien est en feu et l’autre, japonais, a été visé au moment même où le premier ministre nippon était en Iran pour essayer de désamorcer la tension entre Washington et Téhéran. Le secrétaire d’État Mike Pompeo accuse l'Iran. Le marché pétrolier a aussitôt réagi.

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Les images tournées par la télévision d’État iranienne sont spectaculaires : on y voit le flanc droit du Front Altair, un tanker de 111 000 tonnes, flamber à partir de sa ligne de flottaison et une épaisse fumée noire, visible à des dizaines de kilomètres, se dégager du navire. Le pétrolier, battant pavillon des îles Marshall mais propriété du groupe norvégien Frontline, a été attaqué tôt dans la matinée de jeudi dans le golfe d’Oman, entre les Émirats arabes unis et l’Iran. Avec dans ses cuves 75 000 tonnes de naphte, un hydrocarbure hautement inflammable. Un autre bâtiment, le Kokuka Courageous, un méthanier japonais, a essuyé des tirs dans le même secteur mais sans pour autant prendre feu.