Des procureurs se réunissent en Bulgarie pour échanger sur «l’Etat mafieux russe»

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À Sofia, une table ronde a réuni des magistrats européens chargés des questions de corruption, dont la star du parquet espagnol José Grinda. Il a chapeauté une vaste enquête sur l’un des plus puissants groupes mafieux de Saint-Pétersbourg qui collaborait avec des proches de Poutine. Ce qui lui vaut aujourd’hui menaces et pressions.

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Sofia (Bulgarie), envoyée spéciale - En 2010, José Grinda, procureur anticorruption de l’Audience nationale à Madrid, avait bien malgré lui fait la une de la presse internationale, passant brusquement de l’ombre à la lumière. Ses propos sans détours sur la Russie, la Biélorussie et la Tchétchénie devenus, selon lui, des « États quasi mafieux », où « on ne peut pas faire la différence entre les activités du gouvernement et ceux des groupes de la criminalité organisée », avaient été publiés dans l’un des câbles diplomatiques américains révélés par WikiLeaks.