Au Cambodge, le pouvoir réserve un procès très politique au leader de l’opposition

Par Pierre Motin

Plus de deux ans après son arrestation et sur fond de menaces de sanctions européennes, le président du principal parti d’opposition cambodgien, Kem Sokha, est jugé pour haute trahison en collusion avec des puissances étrangères. Alors que son procès est dénoncé par tous les observateurs, l’accès est refusé aux médias comme aux ONG.

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Phnom Penh (Cambodge), correspondance.– Le procès de l’opposant cambodgien Kem Sokha s’est ouvert, mercredi 15 janvier, au tribunal municipal de Phnom Penh. Le président du Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP), principal parti d’opposition, avait été arrêté en septembre 2017, un an avant un scrutin législatif. Devant la justice, il doit répondre du crime de haute trahison en collusion avec des puissances étrangères.