Espagne: les accusés indépendantistes à l’offensive, dans les premiers moments d’un procès historique

Par Fabien Palem

Le procès des indépendantistes catalans sera la toile de fond de la campagne des élections législatives anticipées en Espagne, qui se tiendront le 28 avril. Retour sur les trois premières journées d’audience, dominées par le témoignage très attendu d’Oriol Junqueras, ex-vice président de la Catalogne.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Madrid (Espagne), correspondance. – Un homme de stature imposante s’avance vers les juges, d’un pas emprunté. Il y a comme un flottement dans la salle, en ce troisième jour d’audience jeudi 14 février, quand Oriol Junqueras, l’ancien vice-président de la Generalitat de Catalogne, prend la parole. Il est le premier des douze indépendantistes catalans accusés des délits de « rébellion », « sédition » et de « malversation de fonds » à prendre la parole dans le cadre de l’organisation du référendum du 1er octobre 2017, interdit et réprimé par Madrid. Cela fait un an et trois mois qu’on n’a pas entendu sa voix.