Enfermement ou surveillance: au Xinjiang en Chine, la répression des Ouïghours est généralisée

Par Irène Tiret

L’assemblée populaire du Xinjiang vient d’officialiser l’existence des camps de rééducation, niée jusque-là par le gouvernement chinois. Plus d’un million de personnes, majoritairement des Ouïghours, y seraient toujours enfermées. Ceci marque une étape supplémentaire dans les politiques de répression de ce peuple turcophone, mises en place par le pouvoir chinois.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Autocritiques, dénonciation de leurs proches et de leur religion (l’islam), tortures, isolement forcé ne sont que quelques-uns des abus que des rescapés des camps de rééducation mis en place par le Parti communiste chinois dans la province du Xinjiang ont eu le courage de dénoncer lors d’entretiens avec des journalistes et des experts de la région. Un million de personnes, soit 10 % du peuple ouïghour, y seraient détenues arbitrairement depuis 2017. Désormais officiellement créés pour « éduquer et transformer » les personnes « influencées par l’extrémisme » et garantir la stabilité sociale, ces camps représentent l’ultime étape dans la construction d’un État totalitaire assimilationniste au Xinjiang, au nord-ouest du pays.