L’Afrique du Sud espère enfin tourner la page Zuma

Par

À l’heure où s’ouvre, du 16 au 20 décembre, la conférence quinquennale de l’African National Congress qui doit voir le parti de Mandela choisir un successeur à Jacob Zuma, l’Afrique du Sud est plongée dans la corruption, les inégalités sociales et une économie à la traîne. Vingt-trois ans après les premières élections libres de l’histoire du pays, l’Afrique du Sud n’est pas au rendez-vous que beaucoup espéraient.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

De notre envoyé spécial en Afrique du Sud. - Silumko est le premier de sa famille à avoir jamais été à l’université. Le premier à avoir même jamais pu imaginer s’y inscrire et en sortir avec un diplôme. Né en 1992 dans le gigantesque township de Khayelitsha, 400 000 habitants, dans la banlieue du Cap, le jeune homme fait partie de la génération des born-free, ces Sud-Africains noirs ou métis nés après la chute de l’apartheid. Une génération à qui tout semblait promis : la liberté bien sûr, mais aussi les études, l’ascension sociale, le partage des richesses d’un pays qui n’en manque pas.