La détestation de l'empire américain

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S'il ne devait un jour rester qu'une seule image des huit années de présidence Bush, ce serait celle du prisonnier masqué d'Abou Ghraib, debout sur sa caisse. Pour des centaines de millions de personnes dans le monde, les Etats-Unis sont devenus des bourreaux. Leur tentative de demeurer l'«hyperpuissance» qui modèle le monde à sa guise semble désormais vouée aux poubelles de l'histoire.

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À la question de savoir si les Etats-Unis ont pratiqué la torture dans leur «guerre contre la terreur», George W. Bush a toujours apporté une réponse sans ambiguïté : «Nous ne torturons pas.» Bien entendu, cette réplique était considérée comme un mensonge par distorsion – les Etats-Unis reconnaissant des «traitements sévères», tolérés, mais pas l'usage de la torture, condamné par les conventions internationales.