Israël: le procès de la Palestinienne Ahed Tamimi s’est ouvert à huis clos

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Icône de la résistance pour les Palestiniens, dangereuse agitatrice pour les Israéliens, l’adolescente de 17 ans est notamment accusée d’avoir frappé des soldats dans son village de Nabi Saleh le 15 décembre 2017.

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Ofer (Cisjordanie), envoyée spéciale.-  Ce mardi 13 février, aux alentours de dix heures du matin, une des cours en préfabriqué du tribunal militaire israélien de la prison d’Ofer, en Cisjordanie, est pleine à craquer. Le procès très attendu de la Palestinienne Ahed Tamimi va commencer. Dans la petite salle d’audience, résolument inadaptée à l’événement, plusieurs membres de sa famille mais surtout des journalistes et une poignée de diplomates. Au premier rang, une horde de caméras se bat pour obtenir le meilleur angle de vue. Menottes aux poignets et veste de prisonnière kaki sur le dos, la jeune fille de 17 ans aux cheveux blonds est conduite dans le box des accusés. L’adolescente doit faire face à douze chefs d’inculpation, dont celui de « violences aggravées ». Elle affiche pourtant un petit sourire.