Grèce, Italie: les routes migratoires se recomposent après l’accord UE-Turquie

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Le pape François était, samedi 16 avril, sur l'île de Lesbos en Grèce, où sont enfermés plusieurs centaines de réfugiés. Alors que les traversées par cet itinéraire diminuent, celles entre la Libye et l'Italie se multiplient, au point que l'Autriche menace de fermer sa frontière avec ce pays. La solidarité européenne est plus que jamais au point mort.

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À peine l’Union européenne (UE) s’est-elle barricadée sur son flanc oriental que les arrivées irrégulières de migrants s’accélèrent sur ses rives méridionales. Au gré des politiques répressives mises en œuvre et des… saisons, les trajectoires se modifient pour contourner les obstacles. C’est à cette scène, récurrente dans l’histoire migratoire contemporaine, que l’on assiste ces dernières semaines. Au moment où le pape François se rend sur l'île grecque de Lesbos, la dynamique a changé de côté : les départs depuis la Libye en direction de l’Italie via le canal de Sicile se multiplient ; les traversées entre la Turquie et la Grèce diminuent.